Pourquoi nous lançons l\’Association pour la Sauvegarde des Bulles

Le 17 avril 2026, la Direction générale de l\’environnement du Canton de Vaud a mis à l\’enquête publique le projet d\’exploitation d\’une gravière de 30 hectares sur le site dit « Les Bulles », à cheval sur les communes de La Chaux et Senarclens. Le délai pour faire opposition est fixé au 19 mai 2026 — soit moins d\’un mois pour des centaines de pages d\’études techniques à analyser.

Face à l\’ampleur et à la complexité du dossier, nous, habitants de la région, avons décidé de nous organiser. C\’est ainsi qu\’est née l\’Association pour la Sauvegarde des Bulles.

Un combat juridique, pas idéologique

Notre démarche n\’est pas une opposition de principe à l\’extraction de granulats dans le canton. Nous reconnaissons que la construction génère des besoins en matériaux. Mais nous contestons que ce projet précis, dans sa forme actuelle, soit conforme aux exigences du droit fédéral et cantonal.

Notre lecture attentive du rapport d\’impact (629 pages, annexes comprises) révèle des lacunes que nous estimons rédhibitoires : un modèle hydrogéologique que le rapport lui-même qualifie de « non réaliste », des chroniques piézométriques de seulement 3,3 ans utilisées pour des calculs statistiques qui en exigeraient au minimum 10, des inventaires faunistiques réalisés en une seule journée sur 30 hectares, un convoyeur de 6 km vers Aclens-Vufflens qui n\’est ni planifié ni autorisé mais sur lequel repose pourtant le bilan environnemental du projet.

Ce qui est en jeu

Le projet prévoit l\’excavation de 2,6 millions de m³ sur 16 ans, le défrichement de 9 255 m² de forêt (dont une chênaie à charme avec des chênes de 80 cm de diamètre), l\’emprise temporaire de 25 hectares de surfaces d\’assolement et la perte définitive de 4 049 m² de ces mêmes terres parmi les plus fertiles du canton.

Le tout au-dessus d\’une nappe phréatique en secteur Au de protection des eaux, et à proximité immédiate du PAC Venoge, de l\’IMNS du Veyron, de prairies sèches inscrites à l\’inventaire fédéral.

Ce que nous attendons

Que les autorités cantonales appliquent rigoureusement le droit fédéral. Que les études manquantes soient réalisées avant toute autorisation. Que la pesée des intérêts soit refaite sur des bases techniques solides. Que les alternatives moins impactantes soient sérieusement évaluées.

Ce que vous pouvez faire

  • Avant le 19 mai 2026 : déposer opposition auprès de la DGE (un modèle est disponible sur ce site)
  • Devenir membre de l\’association pour donner du poids à notre voix collective
  • Faire un don pour financer les expertises indépendantes nécessaires
  • Faire connaître le combat autour de vous : voisins, élus, médias

Le combat sera long. Nous le savons. Mais notre détermination est à la hauteur de ce que nous risquons de perdre.

Le comité de l\’Association pour la Sauvegarde des Bulles